EP-04-Perdre les eaux

Par Clarissa Rivière 

CONTRAINTE : 20 min d’écriture

« Une amie, enceinte jusqu’aux yeux, est délaissée sexuellement par son conjoint. Elle vous confie qu’elle est en manque, au point d’envisager d’avoir des rapports avec un inconnu ».

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Marie a une voix bizarre au téléphone, elle me demande si elle peut passer, là, tout de suite, c’est urgent. Je lui dis de venir, bien sûr. En réalité, j’ai toujours été amoureux d’elle, et depuis qu’elle est enceinte, je la trouve plus belle et rayonnante que jamais….

    On sonne, c’est elle. Je lui ouvre et je marque un temps. Elle s’est encore arrondie depuis la dernière fois où je l’ai vue. Elle explose de féminité avec ses seins qui débordent, ses hanches larges, et son ventre rond comme un fruit mûr, qui attire irrésistiblement mes mains.  Elle retire son manteau et, sous mes yeux ébahis, apparaît nue, véritable déesse de la fertilité, infiniment désirable. Je comprends tout en un instant. Sans prononcer une parole, je la prends dans mes bras. Son ventre imposant m’empêche de me coller contre elle, je le sens palpitant, vivant…

    — Prends-moi, je n’en peux plus, gémit-elle, baise-moi !

    Déjà je me déshabille, fou de bonheur et d’excitation. J’ai tant rêvé ce moment ! Mais comment la posséder, elle est si ronde, si opulente… Je m’allonge sur le dos, l’invite à s’assoir sur moi. Je saisis ses seins lourds à pleines mains, les suce tour à tour, comme le fera bientôt son rejeton.

    Marie semble en transe, elle oscille sur moi, s’empale sur ma queue et entame une danse infernale autour de mon vit. Bientôt, elle se cabre et crie sa jouissance, se crispant autour de ma verge. Je ne peux retenir mon plaisir plus longtemps. Je jouis dans un râle, les ongles plantés dans ses fesses généreuses. Marie s’abat sur moi, terrassée par l’orgasme, et m’écrase de tout son poids. Elle finit par rouler sur le côté et se blottit contre moi, enfin apaisée, ronronnante comme une chatte. Je sens son ventre bouger contre mon flanc, quand soudain elle me dit.

    — Je crois que je viens de perdre les eaux, tu m’emmènes à l’hôpital ?

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